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Samedi 14 juin 2008

Bonjour à tous,

Le semestre s'achève. J'espère que ce cours vous aura au moins donné envie de voyager en Europe et de mieux connaître les nouveaux pays membres de l'Union Européenne. Bonnes vacances à tous !

Bilan du semestre

65 présents à l'examen. 1 absence justifiée.
51 ont obtenu le module à la 1ère session (78,5 %).
6
ont obtenu le module  à la  2e session (oral de rattrapage).
Total des validations: 57 étudiants sur 66 (soit 86,5 %).


RESULTATS DE L'ORAL DE RATTRAPAGE

**France**

PANTEL Sarah: 05
REUTENAUER Marie: 10
SCHAAF Charlotte: 05
SCHMIDT Camille: 09
TABATABAÏ Olivier: 05
WEISGERBER Catherine: 03

**France&Autriche-Hongrie**
MOCHEL Guillaume: 09

**Autriche-Hongrie**
CANTREL Béatrice: 10
COULET Christelle: 12
DIFERNAND Julie: 08
HAHN Vincent: 10
LOBSTEIN Jonathan: 13
OBERLE Laurence: 10
OLIVERES Quentin: 06


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Lundi 9 juin 2008
Je viens d'avoir confirmation que le secrétariat procédera à l'affichage des résultats de L6 (MHCO21F) demain mardi 10 juin 2008.
Par conséquent, l'oral de rattrapage aura bien lieu jeudi 12 juin aux horaires prévus.
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Lundi 9 juin 2008
En attendant l'affichage imminent des notes, vous pouvez d'ores et déjà venir consulter (mais pas emporter) votre copie en salle 129 aux heures d'ouverture de la bibliothèque et en demandant la permission au bibliothécaire. Les copies de L6 se trouvent sur la table en entrant à gauche (une des piles présentes sur la table intitulée "L6-2008").

Je suppose que M. Grandhomme va faire de même très rapidement.
EDIT: L'ensemble des copies de contemporaine (Autriche-Hongrie+France) se trouve désormais sur la table à l'entrée de la salle 129 en libre consultation.

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Samedi 7 juin 2008
Contrairement à ce que j'écrivais, pour la 2e session, il semblerait que vous n'ayez finalement qu'un seul oral à passer, tiré au sort, entre le programme de M. Grandhomme et le mien. De nouveau, j'écris au conditionnel car l'année dernière, nous avons eu ordre et contre-ordre de l'administration à ce sujet. De toute façon, ça ne change pas grand-chose pour vos révisions...

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Samedi 7 juin 2008

< texte de Robert Musil en téléchargement (pdf) >

 

1) Remarques sur les copies

Notes de 2 à 16. La moyenne est autour de 8,5. -- Une douzaine de notes sont supérieures à la moyenne sur 34 copies.

Notes nettement plus décevantes que celles de la dissertation. Le texte était moins facile qu’il n’y paraît et relativement long. Deux raisons essentielles :

a) trop de copies ne respectent pas du tout ou très mal la méthode du commentaire de documents. Reportez-vous à vos cours de 1ère année (je pense surtout à ceux qui veulent passer des concours plus tard). Le défaut le plus fréquent est de transformer le commentaire en dissertation sur ce dont parle Musil (en gros, sur l’état et le fonctionnement de l’Autriche-Hongrie), en agrémentant de temps en temps cette dissertation d’exemples illustratifs tirés du texte. Il est parfois arrivé que votre conclusion ne fasse même plus allusion à l’auteur ou au texte. Commentez un document, c’est commenter, questionner voire critiquer la vision d’un auteur, forcément subjective, d’autant plus qu’il s’agissait d’un extrait de roman postérieur de douze ans à la fin de l’Autriche-Hongrie. Je vais y revenir plus bas.

b) à la différence de la dissertation, les connaissances mises en œuvre sont apparues comme beaucoup plus superficielles, certains ne parvenant même pas à expliquer correctement le Compromis de 1867 ou fonctionnant par clichés ou amalgames, citant pêle-mêle toutes les nationalités ou religions de l’Empire comme un tout compact, un peu chaotique et incompréhensible.

 

2) Idées pour le traitement du sujet

Il était important d’insister sur le caractère rétrospectif de ce document. Rédigé plus de dix ans après la chute de l’Autriche-Hongrie, il s’inscrit déjà dans une forme de mythe hasbourgeois postérieur à la disparition de la Monarchie. Il s’agira de se demander dans le développement jusqu’à quel point Musil participe de cette mythification. Le caractère rétrospectif implique une forme de « double contexte », celui de la Cacanie au début du XXe siècle dans laquelle se déroule le roman, celui de la rédaction du passage au moment où commence la crise de 1929 et où la petite Autriche s’enfonce dans une crise multiple : économique (en 1931, le fameux Creditanstalt, très grande banque autrichienne dont nous avions parlé en cours, fait faillite), politique (avec la persistance de groupes d’extrême-droite, la domination socialiste sur « Vienne la rouge ») et surtout identitaire (les austro-allemands se sentent majoritairement allemands et auraient voulu se rattacher à l’Allemagne en 1919 ce qui leur a été refusé par les grandes puissances).

L’autre préalable important était de saisir la nature du document. Il s’agissait de l’extrait d’un roman très ambitieux, à portée existentielle, entrecoupé de réflexions philosophiques et conceptuelles, roman emblématique du XXe siècle que l’on a pu comparer à Ulysse de Joyce ou à La Recherche du Temps Perdu de Proust. En tant qu’historiens, nous n’avons pas à entrer dans un commentaire littéraire au sens strict. Dans tous les cas, il aurait fallu s’interroger en introduction sur la difficulté à utiliser en histoire ce type de documents en partie fictionnels (le mot « Cacanie » incarnait bien ce caractère fictionnel), notamment parce que Musil, tout en parlant de l’Autriche-Hongrie, médite aussi sur l’identité, la difficulté à appréhender le réel, à caractériser le Monde. Ce n’est pas un hasard si le roman s’appelle Der Mann ohne Eigenschaften (L’Homme sans qualités). On pourrait aussi ajouter que l’Etat austro-hongrois, par son fonctionnement subtil et complexe, par les contradictions qu’il laissait non résolues, à cheval entre l’Ancien Régime et le monde moderne voire post-moderne (par sa façon d’essayer de résoudre les conflits nationaux en dépassant le concept d’Etat-Nation, qui reste d’actualité même en 2008) se prête particulièrement bien à ce genre de méditations. Naturellement, dans le même temps, il faudrait se demander dans quelle mesure Musil projette ses propres doutes existentiels et identitaires sur l’Etat austro-hongrois : il était évident qu’il y avait un abus de paradoxes et de balancements terme à terme dans le texte d’où ressortait une image excessivement édulcorée de l’Autriche-Hongrie.

Enfin, il s’agissait de bien saisir le ton de l’auteur vis-à-vis de son objet. L’ironie était évidente : l’Autriche-Hongrie apparaît comme un pays absurde voire franchement ridicule (l.19-21) et naturellement destiné à disparaître (certains ont pointé ce caractère téléologique qu’il fallait naturellement critiquer). Dans le même temps, on notera aussi une forme de tendresse (cf. description des lignes 5 à 8) voire de respect pour cet Etat où les égoïsmes ne se déployaient pas encore dans toute leur crudité (l.38-40).

Le plan forcément thématique (le plan linéaire strict n’avait aucun sens) n’avait pas grande importance. Les regroupements que vous avez proposés m’ont convenu en général. On pouvait effectivement regrouper les thèmes autour d’un balancement binaire du type « prospérité-modernités vs. déclin-inadaptations-archaïsmes » (sans retomber dans une dissertation !). Je ne vais pas reprendre l’analyse de détail. L’idée générale était de ne pas prendre pour argent comptant tout qu’affirmait Musil. Par exemple, sur le manque d’ambitions internationales de la Monarchie, sur sa façon de minorer le développement économique et industriel, sur le prétendu retour régulier à « l’absolutisme », sur sa façon de traiter les questions nationales, et enfin sur l’idée que l’Autriche-Hongrie ne subsistait plus que par « la force de l’habitude » (l.42).

Pour conclure, je pense qu’on pouvait affirmer qu’au-delà de l’ironie, c’est plutôt une forme de nostalgie douce-amère qui émane de ce texte. La thèse sous-jacente serait que l’Autriche-Hongrie était inadaptée à la modernité mais que cette modernité n’est pas vraiment souhaitable, qu’elle est aussi une forme de régression voire une « catastrophe ». Il semble même que comme le héros du roman, l’Autriche-Hongrie « sans qualités » a quelque chose de post-moderne : un État un peu angoissant car les identités s’y perdent, s’y dissolvent, une forme de coquille vide mais qui, par ses piliers (administration, armée, Empereur…) rassurait également, tandis que l’Europe centrale de l’Entre-deux-guerres apparaît comme profondément angoissante du point de vue des identités (certains d’entre vous ont insisté à juste titre sur ce point faisant même de Musil un apatride, ce qui est un peu exagéré).

On pouvait élargir cette conclusion en faisant référence à d’autres figures plus archétypales encore de la nostalgie envers la Monarchie, comme Stefan Zweig ou Joseph Roth. Le mythe austro-hongrois, après une éclipse dans les années 1950-60, va prospérer au fur et à mesure de la déception croissante face aux nationalismes et au communisme. Il connaîtra un nouvel (et ultime ?) essor dans les années 1980 et 1990 (cf. l’écrivain tchèque Milan Kundera sur l’Autre Europe).

 

P.S. : précision de détail (sans grande conséquence pour la notation). Le sigle k.u.k s’appliquait dans la monarchie aux institutions à la fois autrichiennes et hongroises, par ex. aux militaires de l’armée commune ou aux chancelleries diplomatiques. Le sigle k.k. faisait référence uniquement à la Cisleithanie à partir de 1867 (auparavant il pouvait désigner l’ensemble de l’Empire d’Autriche). Le 2e « k » (pour königlich) s’appliquait au royaume de Bohême (et non à la Hongrie désormais autonome). L’armée territoriale cisleithane (Landwehr) était ainsi k.k. et non k.u.k.

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Vendredi 30 mai 2008

 

1) Remarques sur les copies :

Notes de 3 à 17. Moyenne : 11,1/20 -- 22 notes sont supérieures à la moyenne sur 31 copies.

Les notes sont plutôt bonnes en partie de par ma grande indulgence. En effet, ce sujet portait exclusivement sur la société, et donc sur les questions sociales (pyramide sociale, promotion sociale, déclassement, inégalités sociales selon le lieu, le type de populations, etc. etc.). À ma grande surprise, la plupart des copies ont beaucoup parlé de bien d’autres sujets : la politique et l’économie, voire les arts ou l’armée, etc.

Cela pouvait se comprendre dans une certaine mesure, notamment quand ces thèmes vous aident à réfléchir à « l’imaginaire social » (comment les couches sociales se représentent ?) ou à l’évolution de la composition sociale (comment l’économie et la politique influencent sur la transformation de la société ?).

Mais, malheureusement, peu d’entre vous ont cherché à rattacher ces considérations extérieures au sujet initial d’histoire sociale, ou alors de façon très vague ou épisodique, au point que les hors-sujets se sont multipliés et que le cœur du sujet a parfois été expédié en ¾ de page

Dans le même temps, j’ai été très heureux de constater le sérieux et parfois l’extrême précision des copies où les confusions entre nationalités, religions, lois constitutionnelles ont été très rares, malgré la complexité de l’Autriche-Hongrie. Certains ont même montré une connaissance poussée de certains points (les exposés ont joué positivement leur rôle).

Par conséquent, les personnes qui ont fait l’effort minimal de se rattacher au sujet, même si elles sont parties dans des développements hors-sujet et dans la mesure où elles ont montré ces connaissances précises et nombreuses, n’ont pas obtenu de notes inférieures à 12.

 

2) Quelques idées sur le sujet :

Il fallait essayer de définir « modernité/archaïsme » en introduction, sinon le risque était de ne pas avoir de cadre d’analyse et d’assimiler à archaïsme tout aspect perçu comme négatif : conservatisme, retard, erreurs, fautes, inachèvements, etc. etc. Ce balancement « modernité/archaïsme » faisait référence au basculement (ou non) de la société austro-hongroise dans la société de l’âge industriel (se formant parallèlement à l’expansion de la Révolution industrielle partie d’Angleterre au XVIIIe siècle), société non plus fondée sur les ordres (Stände) mais sur les classes sociales telles que nous les connaissons encore aujourd’hui, parmi lesquelles la bourgeoisie joue un rôle moteur. Pour que cette société puisse commencer à exister, il a fallu des basculements juridiques fondamentaux inspirés par les Lumières et le libéralisme politique et économique : fin du servage, remise en cause des droits collectifs au profit des droits individuels, fin des métiers jurés (corporations), fin des octrois et des péages douaniers intérieurs aux Etats, propriété privée foncière, liberté d’entreprendre, établissement et assouplissement des statuts des entreprises (naissance des sociétés anonymes) et des banques, etc., etc. Beaucoup ont rappelé les principaux jalons dans l’Empire : le joséphisme, 1848, le néo-absolutisme (qui n’est pas archaïque de ce point de vue, au contraire !) et 1867-68.

* Dans le développement, vous pouviez, d’abord, montrer les formes prises par les modernités découlant de ces transformations : l’essor de la bourgeoisie (dont la fameuse 2e société en Cisleithanie) mais aussi de la classe ouvrière et d’un nouveau prolétariat agricole… Montrer le développement des conflits de classe (grèves, luttes pour la démocratisation, les droits sociaux…). Montrer aussi le développement de formes modernes de vie sociale : la modernisation des villes (sans sous-estimer le développement de nouveaux taudis, de la misère ouvrière), l’essor de l’entreprise capitaliste moderne. Et enfin le rôle modernisateur joué par l’Etat : réduction relative des inégalités entre provinces, développement des systèmes administratifs et judiciaires modernes (indépendants de la noblesse), impulsion donnée à l’éducation (école obligatoire) et à la recherche.

* Cependant, l’Autriche-Hongrie n’est pas la France. Il fallait parler de la persistance de l’Ancien Régime, de sa vitalité-même. Non plus juridiquement mais symboliquement et par la perpétuation d’inégalités héritées. Le modèle impérial (l’Empereur, la cour, l’aristocratie traditionnelle) pouvait servir de point de départ. De là, parler des places que conserve la noblesse. Parler aussi de sa capacité à freiner le passage plein et entier à la société de classes : le cas hongrois est emblématique avec sa gentry menacée d’appauvrissement, avec sa « double structure » sociale qui maintient des catégories d’emplois administratifs réservés aux anciens nobles. Les valeurs nobles imprègnent la société austro-hongroise (certains ont cité à juste titre la place que tient le duel dans l’armée ou la façon dont la haute-bourgeoisie singe le mode de vie aristocratique). Il fallait enfin faire une sorte de typologie spatiale en évoquant les régions les plus archaïques de l’Empire (notamment les confins) où les rapports sociaux restent marqués par l’Ancien Régime (cf. propriétaires nobles omnipotents et paysans à peine sortis du servage).

* Une (facultative) troisième partie pouvait s’interroger sur les conséquences d’une telle superposition dans un même pays d’éléments aussi modernes avec de tels archaïsmes, unique en Europe. Ces conséquences sont positives dans la mesure où ce mélange est la base d’une créativité artistique unique, mêlant audacieusement éléments folkloriques et ultra-modernité (cf. recherches picturales, musicales du début XXe siècle). Ces conséquences sont négatives dans la mesure où ce mélange accentue encore les tensions inhérentes à l’essor de la société industrielle : antisémitisme moderne, violence sociale exacerbée et plus complexe qu’en Occident et surtout persistances des questions nationales et identitaires (NB : à ce propos, difficile de dire, comme vous l’avez fait souvent, que la politique de magyarisation est archaïque. En un sens, elle est « moderne » (attention : ce qui ne veut pas dire bonne ou souhaitable !) au sens où, comme la IIIe République de Jules Ferry, elle vise l’intégration des paysans des nationalités dans le grand marché scolaire, social et économique de la Hongrie. Cependant, en refusant l’intégration politique comme « citoyens » (pas d’extension du suffrage), en maintenant des places réservées à la noblesse et des préjugés ethniques, elle n’offre pas suffisamment de perspectives aux jeunes gens ambitieux issus des nationalités).

Conclure en insistant sur le fait que la persistance d’un certain nombre d’archaïsmes sociaux en Autriche-Hongrie jusqu’en 1914, a une portée ambivalente : elle permet de maintenir une cohésion nationale autour notamment de la figure de l’Empereur et des valeurs presque féodales de fidélité personnelle ; elle empêche une modernisation intégrative des identités qui permettrait d’éviter la montée en puissance de mouvements nationaux centrifuges. En 1918, avec le délitement de l’Etat et du prestige impérial, la société austro-hongroise se délite elle aussi ; les différences ethniques et géographiques sont les plus fortes : certains Etats successeurs mettent fin aux archaïsmes (Tchécoslovaquie), d’autres maintiennent partiellement des éléments hérités des Anciens Régimes jusqu’en 1939-45 (Pologne et surtout Hongrie).

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Mercredi 21 mai 2008
Comme annoncé :

   a) faute de participants volontaires, les oraux pour le contrôle global ont été annulés. L'écrit servira donc de base pour le contrôle global pour la ou les personnes concernées.

   b) je vous rappelle la date fixée pour les oraux de rattrapage (1) : jeudi 12 juin 2008, rendez-vous en salles 129-132 (bibliothèque de l'Institut d'Histoire Contemporaine, Palais Universitaire), à 8h00 pour M. Grandhomme, 8h30 pour moi. Un ordre de passage sera établi. Les derniers passages devraient avoir lieu vers 12-14h. Evidemment, l'idéal serait que ce b) subisse le même sort que le a)

  Normalement les résultats de la première session devraient être affichés dans la semaine du 2 au 7 juin.
Consultez régulièrement ce blog et les panneaux du secrétariat pour vous tenir au courant d'un éventuel report des oraux de rattrapage à la semaine suivante. En l'absence de nouveau message de ma part, la date du 12 juin devra être considérée comme sûre.

(1) PS: pour le rattrapage, il y a deux oraux, l'un sur la France, l'autre sur l'Autriche-Hongrie. Dans chaque matière, tirage d'un sujet (sujet type dissertation mais en plus simple, se référant assez directement au cours et aux corrigés des TD) au sort (quant à moi, je laisserai le choix entre deux sujets différents). Préparation: 20 à 30 mn. Passage et discussion avec l'examinateur: 20 à 30 mn selon l'affluence.
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Mardi 13 mai 2008
Les 6 étudiants inscrits en contrôle global doivent recevoir deux notes pour le module MHCO21F :
1) un écrit (qu'ils passent normalement avec les autres étudiants du module) soit sur la France (mardi 20, 14h-17h, Palais U), soit sur l'Autriche-H (mardi 20, 8h-11h, Esplanade).
2) un oral soit sur la France, soit sur l'Autriche-Hongrie (sur un domaine différent de l'écrit).

Quant à moi, si vous choisissez comme "écrit" l'examen sur la France, j'accepte volontiers que vous passiez aussi un écrit (au lieu d'un oral spécifique) avec moi, mardi de 8h à 11h avec les autres. Je considérerai cet écrit comme si cela avait été une note d'oral.

Si vous préférez passer, malgré tout, un oral sur l'Autriche-Hongrie, voici les créneaux de passage:
a) mardi 20, à 12h30, Rendez-vous devant le secrétariat d'histoire (1er étage du Palais U), pour un passage effectif entre 13h et 13h50.
b) même jour, même lieu mais à 17h30, pour un passage effectif entre 18h et 19h50 en fonction de l'affluence.

Je vous confirmerai (ou infirmerai) ces dates et lieux sur ce blog avant le samedi 17 mai.
EDIT: ces dates et lieux sont désormais confirmés. A mardi prochain 12h30 ou 17h30 ! (merci éventuellement d'indiquer en commentaire votre éventuel présence et à quel horaire 12h30 ou 17h30 ?)

Salle réservée pour les oraux: salle 112
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Lundi 12 mai 2008
Dans leur grande majorité, les exposés ont été travaillés avec sérieux et je m'en félicite. La différence se fait ensuite sur la capacité à faire passer à l'oral des recherches bibliographiques compliquées sur des sujets parfois eux-mêmes assez compliqués. Je reste à votre disposition par Email ou après l'examen écrit de la semaine prochaine pour répondre à vos questions.

OLIVERES Q. (n°4): 13,5
Ensemble honorable. Une présentation plus claire sur certains points aurait été bienvenue, notamment dans la 2e partie sur la question tchèque. Sur les relations germano-tchèques, une carte de la répartition ethnique de la population aurait été bienvenue, ainsi qu'une description des Sudètes. Sur la forme, le décor avec le "drapeau tchèque" est maladroit car anachronique ou partiel.

HENNINGER P. et NETZER L. (n°5): 11,5
Assez décevant. Plan bancal. Dans le I&II, on ne sent pas assez les changements successifs de statut de la Transylvanie jusqu'à sa disparition administrative de 1868. Dans le II, inutile de répéter des considérations générales sur l'Etat hongrois non spécifiquement transylvaines. Dans le III, le choix de procéder nationalité par nationalité empêche de saisir les ruptures chronologiques successives. On perd un peu le fil chronologique. Sur les Roumains, il aurait fallu insister sur la distinction entre orthodoxes et gréco-catholiques.

DAGALITA C. (n°5): 14,5
Bon plan. Ensemble satisfaisant, très complet notamment sur les questions économiques, démographiques et les aspects sociaux des mouvements nationaux. Sur ces derniers, néanmoins, quelques lacunes sur les Saxons, les Sicules et les Hongrois de Transylvanie après 1867 (leur situation de périphérie marginalisée par rapport à la capitale, leurs revendications propres, leurs relations avec les Roumains).

OBERLE L. et REUTENAUER M. (n°6a): 13,5
AB utilisation de la présentation-vidéo. Bons intertitres. Un peu trop de généralités pan-hongroises: distinguer ce qui est spécifique à la Haute-Hongrie. Dans le III, bons passages sur la politique de l'Etat central vis-à-vis des Slovaques, idem sur l'éco et la société mais il faudrait parler aussi de l'assimilation de nombreux Slovaques à la nation hongroise (surtout à Budapest).

BATELOT C. et BAUER M. (n°6a): 16
Excellent travail. Une grande clarté d'expression et d'explication (malgré qques facilités langagières). Le powerpoint est très pédagogique et efficace. Bonne idée de finir par Presbourg.

COULET C. (n°6b): 14
Un sujet difficile qui demandait des capacités de synthèse. Votre plan thématique répond bien à cette exigence. De très bons passages sur la société dans le I et le II. Le III sur les nationalismes est un peu plus "fourre-tout". Distinguez bien en général ce qui relève de l'avant 1867 (voire avant 1848) et de l'après 1867.

MOCHEL G. et SCHMIDT C.(n°6b): 12,5
Un sujet difficile pour lequel vous avez fait un bel effort de documentation (y compris audiovisuelle !). Néanmoins, dans le traitement de détail, plusieurs maladresses: le plan ne consacre pas assez de temps à la période 1880-1914. Il fallait passer plus vite sur 1848. L'extrait de film montrant une révolte ouvrière socialiste comme illustration de l'agitation des nationalités était une mauvaise idée prêtant inutilement à confusion (il ne faut jamais détourner des sources en histoire).

DURAND A. (n°7): 13
Travail honorable. Clairement exposé. Le plan est correct. Quelques lacunes, notamment sur les projets de Trialisme du groupe autour de François-Ferdinand. On comprend mal les logiques proprement serbes (rôle de la Serbie). Les Slovènes sont quasi-oubliés. Le passage sur les Italiens est un peu caricatural. Soignez votre rédaction (orthographe, majuscules, etc.)

FELLMANN C. et GAUTHIER M.(n°7): 15,5
Bon travail. Très clair avec un bon esprit de synthèse sur un sujet aux aspects multiples. Le III sur Trieste et Fiume était particulièrement remarquable. Bémol: insistez plus sur les projets de rédécoupage au début du XXe siècle (trialisme, grande Croatie, Serbie, yougoslavisme, etc.)

DELENA J. et PERROY C. (n°8a): 16
Un travail solide très bien documenté, une bonne utilisation de powerpoint. Une grande clarté d'expression. Bon plan chronologique (dates bien choisies).

DIFERNAND J. et KARCHER N. (n°8a): 13
Un travail important de documentation. Les deux mondes juifs sont bien vus dans le A. Dans le B, trop de détails donne de la confusion au propos. Insistez sur la rupture que constitue le krach de 1873. D'autre part, vous accordez trop de place à l'antisémitisme en exagérant sa portée (la liaison avec le nazisme suggérée en conclusion est source de confusions: l'antisémitisme (sauf chez une petite minorité) n'est pas racial en Autriche avant 1914. La dernière partie sur le monde des arts est à mieux relier au reste: pourquoi beaucoup de juifs dans ces activités ? (voyez le point de départ à ce sujet dans mon corrigé).

SCHIETTECATTE C. (n°8b): 15
Un exposé très clair avec un bon esprit de synthèse. Un peu d'illustrations aurait été bienvenu.

HUGUENOTTE A. (n°9a): 13,5
Un travail solide, très bien illustré. Un plan classique et efficace. Le propos (trop?) foisonnant dans le II et surtout le III reste cependant trop confiné dans des considérations d'histoire de l'Art (ainsi à côté de l'essor des avant-gardes, vous auriez pu parler du maintien des styles historicistes chez les peintres nationalistes au début du XXe siècle). La conclusion un peu confuse rétablit partiellement l'équilibre entre descriptions d'histoire de l'art et considérations historiques (art et société, art et politique).

DOERR S. et KARBOVNIK D. (n°9b): 13
Un travail important de documentation qui donne un résultat un peu décevant en raison d'une bibliographie plus d'histoire de la musique que d'histoire culturelle en général (sauf l'excellent Schorske). On aurait aimé une réflexion sur la relation entre les nouveaux nationalismes et les recherches musicales (sans parler de l'importance de l'éducation musicale chez les nationalités) ou sur le sens et la portée des recherches "folkloriques": ringardisme stérile, idéologique ou avant-garde ouverte sur une forme d'universel à travers la transmutation du folklore (cf. Mahler ou Bartok) ? Le I donne quelques pistes au sujet des relations entre musique et société mais trop partielles. Dans le II, plutôt que de séparer tchèques et hongrois, il aurait été intéressant de montrer les relations entre les recherches musicales d'un Janacek et d'un Bartok par ex (influences ouest-européennes + recherches folkloriques). Dans le III, vous auriez pu comparer les avant-gardes musicales avec celles d'autres domaines (peinture, architecture).

UNTERNER M.(n°9c): 15
Un bon travail de facture classique. De bons passages notamment sur le développement des infrastructures. Vous ne restez pas à des considérations purement architecturales. Vous les reliez à des questions d'urbanisme et de société.

SCHAAF C.(n°9c): 14
Un travail clair où l'on retrouve l'essentiel. Le III plus social est bien vu. Dommage que ce plan vous oblige à séparer les considérations purement architecturales et les développements éco et sociaux. Le passage sur l'art de vivre à la viennoise en conclusion aurait pu être développé. Bonnes illustrations (sauf pour le III).

BEDRINES J. et SALICHON S. (n°9d): 13,5
Un travail considérable (je me réfère à l'exposé écrit qui est un vrai petit mémoire) très abondamment illustré qui, j'espère, pourra vous resservir dans votre spécialité principale. Cependant le plan est un peu bancal, particulièrement le B): je pense qu'il aurait pu être intégré au plan chronologique général. Par ex., le nationalisme est au coeur du projet du Millénaire: pourquoi séparer artificiellement et revenir à Széchenyi dans le B) alors même qu'on est en 1920 à la fin du A) ? Enfin, toute la fin (très intéressante par ailleurs sur Lechner et Vágó) devient un pur exposé biographique d'histoire de l'architecture qui n'a pas sa place dans le cadre de notre TD à moins de le relier constamment à des questions sociales et nationales ! Le problème vient peut-être de la manière avec laquelle vous vous êtes partagé le travail.

AMALRIC M. et HOFFMANN A. (n°9d): 16
Un très bon travail, bien illustré, très clair. Le plan est excellent car il mêle considérations urbanistiques, sociales, politiques, nationales tout en suivant une progression chronologique cohérente. Un sujet maîtrisé et bien mené. Bravo !

WEISGERBER C. (n°10 - Zweig): 13
Un bon travail de documentation sur Zweig proprement dit. Mais il aurait fallu mieux réfléchir à son rapport à l'Empire (peut-être en utilisant dans la biblio les livres de Magris ?). Ses souvenirs (Le monde d'hier) auraient dû être plus exploités et discutés. Un très bon passage sur ses actions et ses attitudes pendant la Grande Guerre.

MATHEAUD E. (n°10 - Musil): 16
Un très bon exposé pour un sujet difficile (traiter historiquement une figure majeure de l'histoire littéraire du XXe siècle). Vous vous en êtes très bien tirée à partir d'une analyse de détail de passages de l'Homme sans Qualités. Bien d'insister sur le caractère rétrospectif d'une telle oeuvre. Bémol: peut-être auriez vous pu choisir une plus grande diversité de passages, y compris certains ne parlant pas directement de la Cacanie, mais faisant un portrait ironique de la haute administration autrichienne détaché des réalités à la veille de la Grande Guerre (comte Leinsdorf). Sur la forme, une bonne aisance d'expression à l'oral.

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Vendredi 9 mai 2008
  En ce qui concerne la littérature, il y a les oeuvres d'époque (contemporaine des années 1867-1914) dont vous retrouverez témoignage dans les ouvrages de Claudio Magris, Carl Schorske, Michael Pollak (cf. bibliographie générale). Je pense notamment au célèbre Arthur Schnitzler (1862-1931) ou à Sacher-Masoch (1836-1895) inventeur du "masochisme".

 J'attire surtout votre attention sur les oeuvres de souvenir, les témoignages a posteriori mais aussi les fictions qui reviennent sur ce qu'a été la Monarchie austro-hongroise. Trois noms sont à connaître d'un peu plus près (je vous renvoie également aux exposés présentés en TD sur Musil et Zweig):
  Robert Musil (1880-1942) pour notamment  L'Homme sans qualités.
  Joseph Roth (1894-1939) pour La Marche de Radetzky.
  Stefan Zweig (1881-1942) pour ses mémoires, Le Monde d'Hier.

 Mais il y a bien d'autres écrivains du monde entier, reliés à l'Autriche-Hongrie. Je pense notamment à Kafka, Rilke, Hermann Ungar, Johannes Urzidil, Franz Werfel et toute la riche école bohême germanophone dite du Cercle de Prague.

AJOUT: sur la Bosnie, n'oubliez pas, enfin, le chef d'oeuvre d'Ivo Andrić (1892-1975), Le pont sur la Drina (gravure le représentant ci-dessous), disponible en Livre de poche.


- Publié dans : Autriche-Hongrie
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